Actualités

Guide des associations

Aggrandir la taille du texteRéduire la taille du texte
 

IDENTIFICATION

  > S'inscrire
 
Pseudo : Mot de passe :
  Mémoriser   Mot de passe perdu ?  
 

RECHERCHE



Brève histoire de Puget-sur-Argens

29/07/2009 09:50:00
Accueil > Découvrir Puget > Brève histoire de Puget-sur-Argens

Une longue présence humaine sur le territoire Pugétois est attestée par des outils paléolithiques et néolithiques découverts lors de fouilles archéologiques.

Des témoignages de présence à l’Age de fer et à l’époque romaine ont été trouvés sur la butte des Escaravatiers, et aussi dans d’autres quartiers de Puget, à l’Aire Belle, à Cabran, à La Lieutenante, aux Vernèdes, aux Aubrèdes.

C’est en 990 que Puget fait officiellement son entrée dans l’histoire.

Le Comte de Provence donne à l’Evêque de Fréjus la moitié du territoire de Fréjus et de la « villa Pogito » (« pogito » dérive du latin « podium », petite butte. Villa désigne un lieu d’habitation ouvert).

L’Evêque remarqua la position stratégique du point culminant et y fit construire un château fort et un mur d’enceinte, d’où le nom, « castrum », rencontré dès 1129.

En 1235, le Comte de Provence cède à l’Evêque de Fréjus la juridiction du village, qui devient ainsi le seigneur temporel du village : il le restera jusqu’à la Révolution. Les habitants, quant à eux, se constituent en communauté.


Les événements qui se rattachent à l’histoire générale sont rares car Puget n’est longtemps qu’un modeste village, malgré sa situation sur la route d’Italie (la voie Aurélienne du temps des Romains) et sa proximité de Fréjus.


En 1482, la Provence devient française, mais conserve son identité et sa singularité, avec maintien de ses instituions et privilèges.


Chaque année, le 26 décembre, l’assemblée des contribuables payant au moins une certaine somme d’impôts est rassemblée pour élire le Conseil qui gèrera la Commune l’année suivante. Le Premier Magistrat est un bourgeois, qui est appelé le Premier Consul.


Au XVIème siècle, le village subit les dégradations du passage de Charles Quint (1524) et des guerres de religion qui entrainèrent la destruction du château.

En 1615, l’Evêque adoucit légèrement les conditions de vie de ses sujets en cédant l’usage des fours, l’utilisation de la forêt de Vérignane (au nord de la Commune) et de prés, en abandonnant certains droits seigneuriaux contre une pension annuelle de trente livres.

En 1696, la Commune enregistre son blason : « D’or à un cœur de gueules, sommé d’une croix de sable, au pied fiché dans le cœur ».

L’Ancien Régime se caractérise pour notre région par l’extrême pauvreté de ses habitants. Ce n’est pas spécial à Puget.


La Commune paie très difficilement les impôts qui lui sont réclamés et elle croule sous les dettes, les remboursements et les intérêts de ses innombrables emprunts. Les terres les plus riches appartiennent à l’Evêque. Les habitants ne produisent pas assez pour leur consommation et la Commune doit acheter du blé ; des distributions de pain sont organisées pour les plus pauvres. La misère est aggravée par l’obligation faite aux Communes de fournir la subsistance des troupes, amies ou ennemies, qui y séjournent, avec une indemnisation aléatoire.


Dans le cadre de la guerre de succession d’Espagne, le village est dévasté lors des passages du Duc de Savoie, allant faire le siège de Toulon puis revenant après son échec, en 1707.


Puget fut de nouveau visité en 1746, cette fois lors de la guerre de succession d’Autriche. En pourchassant les troupes franco-espagnoles, les armées hongroises de l’Impératrice Marie Thérèse restèrent plus d’un mois dans le village. Face aux déprédations, toute la population avait fui, à part huit hommes courageux qui furent maltraités et insultés. C’est à la suite de ces événements que les Consuls demandèrent au Parlement de Provence et à l’Evêque de Fréjus le droit de porter le chaperon – banderole fixée sur l’épaule gauche, ancêtre de l’écharpe tricolore – en espérant ainsi être mieux respectés.


En vue des Etats Généraux de 1789, les Pugétois rédigèrent un cahier de doléances, vaste catalogue de souhaits et en premier celui demandant une justice et une fiscalité plus justes. Ils furent peu impliqués dans la Révolution. La chute de l’Empire provoqua une nouvelle occupation par les troupes étrangères.


La situation économique s’améliora après la Révolution mais restera critique jusqu’au XXème siècle. Les premières industries, bouchonneries, élevage du ver à soie, tuilerie se développèrent. Mais le financement des équipements collectifs, eau potable de la Siagnole, gare de chemin de fer, éclairage public,… restait difficile.


La guerre de 1914-1918 vit l’accueil des troupes coloniales, dont le centre était à Fréjus. Un vaste projet de camp militaire qui aurait englobé tout le nord de la Commune ne fut pas réalisé.

Pendant la seconde guerre mondiale, le village fut occupé par les troupes italiennes et allemandes. Lors de la Libération, un train allemand fut mitraillé par l’aviation alliée. Une piste d’atterrissage provisoire fut aménagée dans la plaine de l’Argens pour accueillir les avions touchés en combat ou par la D.C.A.

La fin de la guerre marqua le démarrage économique, progressif, de la Commune.

(Données historiques tirées essentiellement de :

- « Puget-sur-Argens, histoire d’une communauté », Groupe de recherches historiques sur Draguignan et sa région, Print Office, Monaco, 1989.

- « Histoire de Puget-sur-Argens des origines à la Révolution », présentation commentée et augmentée d’un manuscrit du chanoine Hippolyte Espitalier par Daniel Hainaut, éditions du LAU, Hyères, 2007.)

Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article

Hôtel de ville
83480 Puget sur Argens
Tel : 04 94 19 67 00
contact@mairie-puget-sur-argens.com